Église des Saints Pantéleimon et Nicolas, rue Jean André de Mot 47, 1040 Bruxelles (Etterbeek)
Vers une réouverture de l'église orthodoxe d'Etterbeek à tous les fidèles ?
 Vers une réouverture de l'église orthodoxe d'Etterbeek à tous les fidèles ? |
La cour d'appel de Bruxelles vient de rendre un arrêt qui devrait ouvrir la vole à la réouverture de l'église orthodoxe des Saints-Panteleimon-et-Nicolas, située à Etterbeek, à tous les fidèles, et non plus aux seuls fidèles du patriarcat de Moscou, comme c'était le cas depuis six ans. C'est ce qu'annonce mercredi l'ASBL Conférence de St-Pantéleimon (Copa) sur la base de la décision de justice.
La Copa est propriétaire de deux églises orthodoxes à Bruxelles : celle d'Etterbeek et une autre A Ixelles. L'association a été fondée pour garantir l'indépendance et la vocation propre de ces leux, explique-t-elle, ajoutant être animée d'un esprit de liberté -« difficilement concilable avec celui d'une structure ecclésiestique proche des autorités russes comme l'est le patriarcat de Moscou ». Avant l'éclatement du litige, eut comptait alors parmi ses membres autant de fidèles des deux églises. Puis, en 2019. les deux communautés ont dû opérer un choix de rattachement ecclésiastique. Celle d'Ixelles s'est placée dans la métropole orthodoxe roumaine d'Europe occidentale et méridionale, tandis qu'à Etterbeek. certaines personnes ont pris la décision de rejoindre le patriarcat de Moscou, mals en excluant des paroissiens historiques de la communauté qui étaient aussi membres de la Coda ► Lire aussi: Entre exigeances patrimoniales et réalité finencière, le difficile processus de réaffectation des églises bruxelloises.
Début 2020, les personnes qui ont pris le contrôle de la Fabrique d'église d'Etterbeek, et qui étaient donc favorables à l'orientation russe, ont changé les serrures et pris possession des lieux, privant d'accès toute personne ne partageant pas leur position, situe l'association. Pendant plus de six ans, une partie des fidèles a dès lors été exclue de son église historique, regrette-t-elle.
Le dialogue n'ayant pas fonctionné, le litige s'est poursuivi devant les tribunaux. Tant en première Instance, en 2022, qu'en appel, en ce mois de juin juin, « la justice a confirmé que l'immeuble appartient à la Copa et que son occupation par la Fabrique d'église ne reposait sur aucun droit opposable ». so félicite l'ASBL. Elle déplore que « lles décisions de Justice successives n'ont pas été respectées par la Fabrique d'église, maigré sa reconnaissance par la Région de Bruxelles Capitale, reconnaissance qui suppose qu'un établissernent cultuel public respecte les décisions do l'État do droit. Après plus do six années de blocage, l'arrêt de la cour d'appel permet enfin d'envisager un retour à la normale, espère la Copa. Les personnes qui ont volontairement choisi d'adhérer à l'Église russe sont tout à fait libres de pratiquer leur culte ailleurs affirme-t-elle encore. Mais elles ne peuvent en revanche se maintenir dans un bien qui ne leur appartient pas, insiste l'ASBL.
« La réalité des faits établis par les décisions de Justice successives montre que ces personnes ne sont pas crédibles lorsqu'elles tentent de faire croire qu'elles sont dans les lieux depuis un siècle et soumises à une décision brutale », conclut-elle.
24/06/2026 - BX1 (Agence Belga) - article rédigé par Christophe D’Aloisio :
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